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Régularisation des "sans papiers". Bienfaits, limites et idées reçues
Retour à la revue 13/ Clandestins ?
Resumé :
Le choix de l’exil pour les populations migrantes est la conjugaison de facteurs objectifs et subjectifs. Faire de la misère le lot commun de toutes les personnes serait une grave erreur et ne tiendrait pas compte de leurs caractéristiques sociologiques, ni de leurs itinéraires biographiques.
La reconnaissance d’une identité de base est pour toute personne la condition même de l’intégration, car c’est d’elle que découle l’accès au logement, au travail et au droit à se déplacer — même si paradoxalement la clandestinité « obligeait à une vie honnête ».
Cette reconnaissance et l’accès au statut de travailleur débouche sur la possibilité de naturalisation qui est le signe d’une intégration réussie. Rien ne dit encore que le processus en marche y parviendra.
Auteur(s) : Laacher Smaïn Sociologue Chercheur au CEMS-EHESS
Mots clefs de l'article :
identité / immigration clandestine / intégration / législation / naturalisation / travail















