L'insertion professionnelle des malades mentaux. Limites et perspectives

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Resumé :
Le sujet engagé dans un processus de réhabilitation ressent un sentiment d'insécurité majeur face aux exigences des réalités sociales qu'il doit affronter : logement, emploi, interactions avec l'entourage. Ce sentiment d'insécurité reflète l'identité négative qui le caractérise, élaborée à partir d'une dévalorisation personnelle massive. La réinsertion professionnelle est souvent considérée comme une composante essentielle de la réhabilitation. Or les contraintes qu'elle exige, l'implication émotionnelle et la maîtrise qu'elle nécessite éprouvent intensément la vulnérabilité du sujet et peuvent conduire à une nouvelle phase symptomatique aiguë et à un renforcement de l'identité négative. Sécuriser le sujet, le soutenir dans la reconstruction d'une identité positive, c'est l'inciter à s'inscrire dans des réseaux interactifs moins exigeants que ceux de l'emploi où il pourra déployer sa créativité, rompre son isolement social, s'apprécier et être reconnu utile. Les activités d'utilité collective doivent devenir la constituante majeure de la réhabilitation psychosociale.

Auteur(s) : Foxonet Charles   Formateur à l'IRTS-LR Enseignant-chercheur en psychologie à l'Université. Psychologue à l'APAJH

Mots clefs de l'article :
activité, créativité, emploi, identité, maladie mentale, réinsertion professionnelle



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