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Les prisonniers ont-ils (encore) une sexualité ?
Retour à la revue 27/ Sexualités inavouables (indisponible)
Resumé :
Officiellement, la sexualité en prison n’existe pas – ou si peu. Les pratiques sexuelles des personnes détenues sont interdites et réprimées, elles sont aussi méconnues, parfois objets de fantasmes également (homosexualité, rapports de domination, etc.).
Notamment à partir d’une enquête réalisée auprès d’hommes et de femmes incarcérés, cet article expose les pratiques sexuelles qui existent en détention et la manière dont le travail social – souvent celui de femmes, notamment les Conseillères d’Insertion et de Probation (CIP) – concilie « mise à distance » de la sexualité et sa « police », qu’illustrent en particulier les différenciations liées aux identités sexuées des un(e)s et des autres.
Auteur(s) : Ricordeau Gwénola ATER en sociologie (Lille III) Membre du GRACC
Mots clefs de l'article :
Domination / enfermement / pratique professionnelle / prison















