L'écrivain, vecteur d'insertion sociale. Espoir ou illusion ?

Retour à la revue 19/ Histoires d'écrire (2 : Imprimer du lien social)

Resumé :
Parce que la société a évolué, que l’écriture s’efface de plus en plus devant l’image, la chose imprimée devant la parole, mais aussi parce que les publications se multiplient dans l’indifférence générale – plus de 600 romans à chaque rentrée littéraire - l’écrivain a perdu une grande partie de son aura. Bien peu d’auteurs vivent aujourd’hui de ce qu’ils écrivent.

Au même moment, et dans un paradoxe saisissant, l’écriture est sacralisée par bien des institutions. Les ateliers d’écriture se multiplient, souvent en direction de publics en difficulté et souvent avec succès. Faut-il en conclure que l’écrivain est devenu un vecteur d’insertion sociale ? Il serait naïf de se contenter de cette image pieuse.

Auteur(s) : Millet Gilbert   Romancier, critique littéraire Rédacteur en chef de la revue Hauteurs

Mots clefs de l'article :
écriture / insertion / publication