Le feu blanc. Bus de nuit à Marseille

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Resumé :
Le rythme effréné mené par les citadins aujourd'hui s'observe principalement le jour dans les transports. Le soir, la cadence ralentit, les bus se font de plus en plus discrets, jusqu'à disparaître vers 00h30 dans la totalité de l'hexagone, exception faite de la capitale. Les réseaux dits « de nuit » sont en réalité des réseaux du soir, des réseaux light par rapport au jour. Calqués sur les modes de vie urbains, les transports en commun ne répondent pas (comme l'indique leur nom) aux demandes individuelles mais tentent, coincés par des impératifs de rentabilité de plus en plus pressants, de rendre un « service public » au plus grand nombre. En écoutant les acteurs concernés, chauffeurs, contrôleurs, etc., on comprend que, miroir social, le bus de nuit nous renvoie l'image d'une population marginale ou marginalisée, en quête, à travers le déplacement, d'une forme de reconnaissance, de ce lien que le transport collectif réalise ; matériellement, en reliant la banlieue au centre-ville, et symboliquement, en permettant la réunion de population si éloignées.

Auteur(s) : Nardone Anne-Laure   Docotorante en sociologie

Mots clefs de l'article :
errance / insécurité / interaction / mixité / service public / transport / ville / nuit



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