• Accueil
  • Le Sociographe
  • Faut-il aimer pour accompagner ? Petite philosophie de l'éthique à l'usage des travailleurs sociaux

Faut-il aimer pour accompagner ? Petite philosophie de l'éthique à l'usage des travailleurs sociaux

Retour à la revue 36/ Malaise dans la relation

Resumé :

En situation professionnelle, il arrive que l’on n’apprécie pas tel usager en particulier. Doit-on l’« aimer » ? Cette question n’est peut-être une injonction paradoxale qu’au premier degré, comme le montre la polysémie du mot amour. Toujours est-il que la relation éducative n’est pas essentiellement liée aux sentiments éprouvés, mais qu’elle bénéficie avant tout du cadre éthique dans lequel elle s’insère. L’analyse croisée des notions de respect et d’agapè (l’amour désintéressé) montre la dimension profondément ontologique de la thématique : c’est de l’être dont il s’agit. S’effacer pour être présent à l’Autre et soutenir son existence, telle peut-être la démarche fondamentale, par delà les affects.

Auteur(s) : Morel Didier   Docteur en sciences de l'éducation, formateur, responsable su dite EESTS de Maubeuge (59) Membre du Comité de rédaction du Sociographe

Mots clefs de l'article :
accompagnement / affect / autrui / éthique