Des ateliers suspects ?

Retour à la revue 19/ Histoires d'écrire (2 : Imprimer du lien social)

Resumé :
Les ateliers d'écriture en prison apparaissent aujourd'hui solidement ancrés dans le paysage carcéral. Ils constituent même un « fleuron » des projets artistiques et culturels.

Pourtant, à y regarder de près, ils posent problème. C'est tout d'abord leur objectif qui est souvent mal défini par l'institution pénitentiaire : activité à la fois occupationnelle, thérapeutique et artistique, elle vise tout autant à favoriser la dimension sociale de l'écriture que son approche de la littérature. Les écrivains eux-mêmes manquent de clarté dans leurs pratiques : ils balancent entre un travail proprement littéraire et un souci d'expression « brute » des détenus.

Cet article cherche à discerner ce qui fait la spécificité de l'intervention de l'écrivain en prison et ce en quoi se justifient d'autres ateliers d'écriture à visée résolument sociale ou thérapeutique, pour lesquels l'écrivain n'a pas légitimité à intervenir.

Auteur(s) : Wallet Roger   Directeur du CDDP de l'Oise Romancier. A été enseignant

Mots clefs de l'article :
art / atelier d'écriture / prison / usage thérapeutique